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Un trimaran peut en cacher un autre…

Le Diam24, bateau laboratoire au service de la performance du trimaran MACIF, s’est révélé être un outil d’expérimentation décisif pour le team Macif durant les quatre dernières années. Utilisé notamment pour le développement des foils et le perfectionnement du pilote automatique, le trimaran de 7,20 mètres atteint la limite de son potentiel d’optimisation. L’équipe technique développe surtout aujourd’hui de nouveaux outils de tests numériques.

 

Avant même la mise à l’eau du trimaran MACIF en août 2015, le Diam24, support officiel du Tour de France à la Voile, se positionne comme parfait « cobaye » pour les expérimentations de l’équipe de François Gabart.

Quelques navigations suffisent à mettre en lumière les similitudes de comportements et de sensations entre ce bateau et ceux d’un multicoque de taille bien supérieure, notamment en termes de vol. Il devient ainsi une source d’informations précieuses dans la projection des appendices ou de l’électronique embarqué.

Deux générations de foils ont été développées grâce au Diam24.

Quatre fois plus petit, il est pensé comme un véritable laboratoire, explique Emilien, ingénieur du team technique trimaran MACIF : « Les innovations étaient dans un premier temps expérimentées sur le Diam24. Si les tests étaient concluants, elles étaient ensuite ajoutées et intégrées au trimaran MACIF. Deux générations de foils ont ainsi été développées grâce à lui. »

 

Ces essais furent déterminants dans la progression du trimaran MACIF et clairement l’une des clés de ses exploits. Véritable source de progrès pour la conception, l’optimisation et la fiabilisation du trimaran, cette stratégie de développement payante jusqu’à maintenant, se heurte désormais à une butée d’exploitation.

« Le trimaran MACIF a atteint une phase d’aboutissement avancée mais nous demeurons dans une logique d’innovation perpétuelle et d’ultra-performance. Désormais, les évolutions imaginées exigent un niveau de détails extrêmement fins, rendant l’expérimentation grâce au Diam24 insuffisante » souligne Emilien.

Nous pouvons de plus en plus utiliser aujourd’hui des systèmes numériques qui permettent de faire des simulations de façon plus précise.

C’est surtout l’évolution des outils et techniques de modélisation numérique qui ont poussé l’équipe technique à se séparer de sa plateforme de test. « Là où avant nous devions passer par des tests physiques et maquettes réduites, nous pouvons de plus en plus utiliser aujourd’hui des systèmes numériques qui permettent de faire des simulations de façon plus précise. » Une avancée majeure déjà exploitée par les équipes de la Coupe de l’America, qui s’inspirent de la Formule 1, en testant sur des logiciels des conditions virtuelles de vent et de mer.

 

Des optimisations mineures ont déjà été intégrées en vue de « Brest Atlantiques », prochaine grosse échéance sportive pour François Gabart.

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