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Transat Jacques Vabre : Récit d’une victoire !

 Partis du Havre dans du très petit temps le dimanche 25 octobre, François Gabart et Pascal Bidégorry ont coupé la ligne d’arrivée de la 12e édition de la Transat Jacques Vabre à XXhXX samedi 7 novembre (XXh sur place) après 12 jours XX heures XX minutes et XX secondes, à XX nœuds de moyenne. Retrouvez les temps forts de la transat victorieuse du trimaran MACIF. Dimanche 25 octobre : Premiers à la bouée d’EtretatSpectacle surréaliste ce dimanche 25 octobre à 13h30 lorsqu’est donné le départ de la 12e édition de la Transat Jacques Vabre au pied du Cap de la Hève : la Manche ressemble à un lac et pas le moindre souffle ne vient gonfler les voiles des 42 bateaux engagés. Le trimaran MACIF n’échappe pas aux caprices de la nature et met un certain temps avant de couper la ligne. Eole daigne finalement se lever dans l’après-midi, permettant au bateau de 30 mètres de peu à peu déployer ses ailes et de franchir en tête la bouée d’Etretat, avant de mettre le cap à l’ouest vers la pointe de la Bretagne. « Cette première heure de course dans la molle n’était pas forcément la plus marrante, mais très vite, nous avons touché du vent : nous étions déjà à 30 nœuds au niveau de la pointe du Cotentin et avons même atteint des pointes à 42 nœuds vers Guernesey, commentera François Gabart. C’était finalement pas mal d’avoir des premières heures de course relativement calmes sur une mer plate, cela nous a permis de nous mettre tranquillement en place sur le bateau. » Mardi 27 octobre : Le Golfe de Gascogne dans le rétroComme ils s’y attendaient, François Gabart et Pascal Bidégorry n’ont pas tardé à entrer dans le vif du sujet de leur première course sur le trimaran MACIF, une solide dépression automnale attendant la flotte en sortie de Manche. Bateaux les plus rapides, les grands trimarans de la classe Ultime ont, sitôt la pointe de la Bretagne atteinte, mis le clignotant à gauche pour faire route directe vers le Cap Finisterre dans du vent fort et une mer formée. Dans ces conditions, les deux skippers de MACIF s’attachent avant tout à préserver le matériel, tout en essayant de suivre le rythme imprimé en tête par Sodebo Ultim’. Le mardi 27 octobre au matin, ils en terminent soulagés avec le Golfe de Gascogne, mais deux mauvaises nouvelles viennent freiner leurs ardeurs : le chavirage de Prince de Bretagne et une panne d’électronique à bord du trimaran. « Un black-out complet juste après le Cap Finisterre, raconte François. Nous avons mis quasiment toute la journée à réparer et du coup, Sodebo a un peu pris la poudre d’escampette. J’espère que nous allons continuer à faire la course avec eux dans le même système, nous avons envie de régater. » Vendredi 30 octobre : Le duel prend formeAprès l’abandon d’Actual la veille, MACIF et Sodebo Ultim’ restent les deux seuls Ultimes en course et le long des côtes africaines, leur duel est de plus en plus captivant ; le premier, à l’aise dans les conditions de glisse de l’alizé, ne cessant de grappiller des milles par rapport au second, au point qu’au dernier classement de ce vendredi 30 octobre, seulement 0,99 mille sépare les deux bateaux ! « C’est super sympa, parce que c’est exactement ce que nous rêvions pour la première course du trimaran MACIF, se réjouit François. C’est dommage que les deux autres aient été contraints de s’arrêter, cela nous pousse d’ailleurs à rester très vigilants, mais la course côte à côte avec Sodebo, c’est top ! » Au passage, le skipper se réjouit de voir que le binôme qu’il forme avec Pascal Bidégorry fonctionne bien : « Je suis ravi de notre collaboration, parce que nous arrivons à bien nous comprendre. Il y a des choses que Pascal sait très bien faire et moi moins, et inversement, mais nous parvenons à le sentir et à échanger. Avec Pascal, nous avons la même approche, nous sommes à la fois curieux et très enthousiastes. »  Dimanche 1er novembre : MACIF entre dans le PotLe trimaran MACIF aborde en tête mais avec un petit écart en latéral d’une vingtaine de milles par rapport à Sodebo le toujours redouté Pot-au-noir, zone de convergence intertropicale entre les deux hémisphères, dans laquelle alternent traditionnellement périodes de calme plat et violents orages susceptibles de provoquer dégâts voire chavirage en cas de renforcement soudain du vent. Le but pour François et Pascal est d’y passer le moins de temps, et si possible, d’en sortir à peu près en même temps que leurs rivaux Thomas Coville et Jean-Luc Nélias, chaque tandem s’appliquant avant tout à faire avancer sa monture. « Une fois que tu es rentré dans le Pot-au-noir, tu ne peux plus faire grand-chose pour contrôler l’autre. L’objectif est avant tout de grappiller mètre par mètre vers le sud », commente François. Mardi 3 novembre : MACIF sort et creuse !Après près de deux jours pénibles dans un Pot-au-noir assez inhabituel, marqué par une absence presque totale de vent et très peu de grains orageux, le trimaran MACIF parvient à s’en extraire en fin de journée lundi soir, leader au classement de 21h avec une dizaine de milles d’avance sur Sodebo Ultim’. 24 heures plus tard, l’écart a crû de 100 milles en faveur de François Gabart et Pascal Bidégorry. L’explication ? « Au niveau stratégique, nous savions que si nous sortions un peu plus à l’est, nous bénéficierions d’un angle favorable dans l’alizé, parce que le vent allait adonner progressivement (passer de sud-est à est). C’est ce qui se passe en ce moment : depuis hier soir, nous avons quasiment la même trajectoire que Sodebo, mais nous allons toujours un peu plus vite », explique François, le 3 novembre au matin. Si cet écart semble de bon augure pour la victoire finale, le skipper de MACIF reste prudent : « Nous sommes évidemment super contents d’être là, c’est très positif d’arriver dans l’hémisphère Sud avec ce pécule d’avance ; maintenant, il reste du chemin jusqu’à Itajai. » Jeudi 5 novembre : Confiance et prudencePassé sous la barre des 1000 milles le séparant de la ligne d’arrivée à Itajai, le trimaran MACIF a profité du grand bord bâbord amure le long des côtes brésiliennes pour accentuer son avance sur Sodebo, qui culmine à 250 milles, le mercredi 4 au soir. « Nous allons continuer à allonger la foulée par rapport à nos petits camarades », se réjouit Pascal Bidégorry qui, dans ces conditions, estime qu’il n’est pas nécessaire de tirer trop sur la machine : « Il faut aller vite, mais avec François, nous avons bien compris que ça ne servait à rien de donner les 2-3% de plus qui seraient nécessaires si nous étions au contact, parce que MACIF reste un bateau neuf. » La victoire se profile pour le duo qui s’apprête à négocier un petit front froid au large du Cabo Frio (à l’est de Rio de Janeiro) l’obligeant à effectuer une boucle au large avant de faire route directe au portant vers Itajai. « Notre avance est confortable pour aborder le sprint final, elle commence à être significative par rapport à la distance qui nous sépare de l’arrivée, commente François. Mais 150 milles équivalent à quelques heures à la vitesse de nos bateaux, il peut encore se passer plein de choses. » Le vendredi matin, la confiance est de mise, puisque le front est passé sans encombre : « Nous sommes dans le sud du front, nous sommes contents parce que maintenant, c’est tout droit jusqu’à l’arrivée, il n’y a plus de transition météo à gérer. » Et le skipper de prévoir une arrivée de MACIF en fin de nuit. Samedi 7 novembre, XX : La délivranceC’est à XXh (heure française, XXh sur place) que le trimaran MACIF coupe la ligne d’arrivée à Itajai, après 12 jours XX heures XX minutes et XX secondes, à XX nœuds de vitesse moyenne théorique (XX nœuds de vitesse moyenne réelle, les bateaux ayant parcouru XXXX milles au lieu des 5400 de la route la plus directe). Après le Vendée Globe et la Route du Rhum, François Gabart accroche une nouvelle très prestigieuse course au large à son palmarès, une première pour lui après trois participations), tandis que Pascal Bidégorry remporte cette Jacques Vabre pour la deuxième fois, dix ans après sa victoire au côté de Lionel Lemonchois en trimaran Orma.

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