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Touchés.. mais pas coulés !

L’arrivée sur Nice hier de la 1e étape de la Generali Solo ne restera pas dans les meilleurs souvenirs 2015 de l’équipe Skipper Macif. Classés 9e et 19e à Nice, derrière leurs principaux adversaires du Championnat de France de course au large, Yoann et Charlie ne cachaient pas leurs déceptions. Des conditions musclées, des avaries, des options manquées..

 

Après une bonne nuit de repos, les deux skippers nous livrent en détail leurs analyses :

 

Yoann :  » Il y a eu du bon et du moins bon sur cette étape. Je me suis vraiment bien amusé dans le vent fort sur la première partie, en récupérant le mistral en premier. Nous étions sous petit spi avec un ris dans la grand-voile et je suis même allé jusqu’à 20,6 nœuds ! J’étais content de ne rien casser sur cette portion ! En revanche, je n’ai pas pris la bonne option pour aller vers la Giraglia et je l’ai payé cher. J’étais lent, j’ai pris des sacs en plastique, ça n’a pas été un bon bord pour moi, j’ai perdu beaucoup de places donc je me suis dit « Repose-toi, ne t’énerves pas et puis sur le bord retour tu t’énerves et tu essayes d’en rattraper un maximum ». Donc voilà, j’ai réussi à remonter quelques places, ça fait plaisir mais ce n’est pas suffisant. Physiquement ça va, j’ai réussi à me reposer un peu même si la dernière nuit et les deux coups de pétole ont été très usants, ça été dur à tenir psychologiquement, et de façon générale de rester dedans et d’accrocher. J’ai appris à l’arrivée ce que Charlie avait subi…. On n’effectue pas une bonne opération sur ce coup, et notre position n’est pas idéale, mais ça se joue à tellement peu de choses ! Il reste encore 14 points de coefficients avec les deux Grands Prix de Nice et de Barcelone et l’étape de ralliement. Rien n’est joué et nous ne sommes pas encore à la moitié de la régate.« 

 

Charlie :  » Jusque-là, j’étais dans le match ! Cette première partie de Generali Solo se déroulait à merveille et là…crac ! Les pépins techniques font partie du sport, mais la pilule n’est pas simple à avaler, car la sanction est chère : 12 au général provisoire et évincé du podium provisoire du Championnat de France. La première nuit, tout se passait bien dans le fort, jusqu’à ce que, pour une raison indéterminée, mon bateau est devenu plus difficile à barrer, et partait régulièrement au tas. Au début, je croyais que j’avais simplement quelque chose de coincé dans le safran, ce qui le faisait ventiler et gênait ainsi la progression du bateau. Je mets alors le pilote, sous vent arrière, pour aller voir ce qu’il se passe et je réalise que c’est un bout du safran qui fait de la trainée. Dans la nuit noire, je ne réalise pas encore que c’est la moitié du safran qui est manquante ! Au petit matin, je décide de contacter la direction de course, pour les avertir et les prévenir de mon intention de de couper ce morceau de safran. C’est à ce moment-là que mon petit spi s’est enroulé autour de l’étai… je décide de l’affaler et il y a un morceau du spi qui est parti à l’eau, et en une seconde il s’est fait aspirer dans l’eau. Il a embarqué le tangon, qui s’est cassé en deux sur le balcon avant et la filière. La totale ! Pendant ce temps, tu gères le truc, tu ne réalises pas que l’étape est finie. C’est après… J’ai donc scié ce morceau de safran qui faisait rendait le bateau difficile à barrer mais la quasi-totalité du parcours s’est fait bâbord amure, du côté du mauvais safran et j’étais clairement pénalisé au reaching. C’est dur moralement, encore ce matin après une nuit de sommeil et il me reste encore à faire le deuil de cette étape. Je vais me trouver une activité pour me changer les idées, genre paddle ou cinéma, et décompresser un peu. Mon objectif est que cette déception se transforme en hargne pour être regonflé à bloc pour le Grand Prix de Nice vendredi matin, car personne n’est à l’abri d’une avarie et je ne souhaite pas non plus offrir à mes concurrents quelque chose de facile. Je vais donc tout donner pour naviguer au mieux sur cette deuxième partie d’épreuve. »

Après 2 jours de repos dans la ville de Nice, les 22 figaristes engagés de cette Generali Solo reprendront la barre en vue du Grand Prix de Nice les vendredi 25 et samedi 26 septembre.

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