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Un foil et un safran manquants à bord du trimaran MACIF

A quelques heures de l’incroyable dénouement de la Route du Rhum et du duel acharné qui se joue actuellement entre François Gabart et Francis Joyon, nombreux sont ceux qui se posent des questions sur les moyennes de vitesse du trimaran MACIF : le point sur les avaries rencontrées à bord.

A 16 heures, en ce dimanche 11 novembre, François Gabart était encore en tête de la Route du Rhum alors qu’il lui restait 50 milles environ avant de parer la Tête à l’Anglais et de se lancer dans le tour de l’île, dernier effort tactique de plus ou moins cinq heures. Et c’est un mano a mano formidable qui est en train de se dessiner entre le trimaran recordman du Trophée Jules Verne en 40 jours, IDEC Sport, et le trimaran MACIF, tenant du record du tour du monde en solitaire en 42 jours.

 

Les deux grosses dépressions qui ont bouleversé la course dès les premières heures, et qui ont provoqué des dégâts structurels sur le Maxi Edmond-de-Rothschild, Sobebo Ultim et le Maxi Banque Populaire n’ont pas épargné le trimaran MACIF. Ce n’est probablement pas qu’une formule : François Gabart a rencontré plus de problèmes handicapants en six jours de course qu’en 42 jours de tour du monde. Voici ce qu’ont subi le trimaran MACIF et son skipper :

Première nuit. A la sortie de la Bretagne, François fait face à un problème de vérin de J3, la petite voile d’avant sur laquelle il comptait s’appuyer pour traverser les deux grosses dépressions.

– Dans la nuit de lundi à mardi. Le solitaire réalise qu’il n’a plus son foil sur le flotteur tribord : il n’y a quasiment pas de dégâts collatéraux, le foil n’ayant touché ni la coque ni le safran tribord en tombant. Le seul souci est que le puits n’est pas bouché.

 

Mardi matin. François entend un craquement. Le long des côtes espagnoles, il a perdu son safran bâbord, qui s’est coupé net sous le casque de safran.

« Dès lors, commente Thomas Normand, responsable du team technique du trimaran MACIF, la dernière miette de doute sur la capacité d’engagement de François dans chaque course, le moindre soupçon de laisser-aller ne peut plus exister : la difficulté le pousse, le stimule, l’emmène à aller encore plus loin dans l’effort. Il n’a jamais mis un genou à terre, a toujours eu confiance en sa cellule météo ou en son équipe technique. Son obsession, c’est de continuer d’avancer ».

 

Mardi. Depuis le passage de la première dépression, François doit également gérer des problèmes de lattes de grand-voile, qui ont cassé dans la dureté de la houle et la rudesse du vent. Il a pu réparer la latte numéro 3, il a enlevé la latte numéro 4.

« François n’a rien lâché, conclut Thomas Normand. La perte du foil n’a pas provoqué de dégâts qui auraient pu contraindre à l’abandon. Ces soucis ont forcément eu un impact sur la performance du trimaran MACIF, mais il est toujours en lutte pour la victoire, et le tour de la Guadeloupe va sans doute offrir une arrivée de légende ! »

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