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En pleine traversée de Manche

Les skippers Macif sont au top de leur forme ! Depuis 14h30 hier après-midi qu’il a pris la tête de la flotte, Charlie ne l’a tout bonnement pas lâché, tandis que Yoann grappille des places d’heure et heure pour figurer ce matin en 4e position.La section côtière le long de la Bretagne aura été bénéfique aux deux marins, fins stratèges et habiles dans ces zones de navigations difficiles, Charlie et Yoann ont vraiment bien négocié la première section de ce parcours de 400 milles.

 

Peu après minuit, la flotte des 37 figaristes encore en course – suite à deux abandons pour talonnage – a enroulé la bouée devant le port de Roscoff pour partir sur la traversée de la Manche en direction de la pointe sud de l’Angleterre.Tandis que la flotte évolue au reaching dans un flux de nord-est d’une dizaine de nœuds, slalomant entre les cargos si nombreux dans ces zones de navigation, Charlie et Yoann se préparent désormais à s’armer de patience dans la journée, la faute à une dorsale étendue sur le sud de l’Angleterre. Le premier à s’en extraire sera certainement le premier à Torbay !Joint à la vacation au petit matin, Charlie détaille la navigation à bord de Skipper Macif 2015 :« La mer est plate est c’est agréable. J’ai du vent de nord-nord-est entre 8 et 12 nœuds, c’est un peu instable. Là je suis GV, génois au reaching un peu serré. L’angle est trop serré pour mettre le spi, donc il  faut trouver le bon compromis entre gagner sur la route et monter vers la dorsale et anticiper la rotation à gauche, tout en gérant mes petits concurrents. J’ai entendu que Benjamin avait tapé un caillou j’espère que cava.  Cette nuit c’était un peu chaud. On a vraiment navigué au raz des cailloux à une heure où on est tous un peu fatigués. Je ne m’en suis pas trop mal sorti. J’ai fait attention sans jouer avec le feu, sans prendre de risque inutile. J’ai réussi à rouler ja bouée avec le courant. J’étais à 9 nœuds alors que les autres étaient à 6 noeuds à contre, ce qui a permis d’étirer un peu la flotte. Ce n’est pas désagréable ! J’ai bien fait de me battre, de naviguer à fond jusqu’à ce passage-là. Ensuite il va falloir décider à quel moment virer pour faire du nord, pour traverser la dorsale et retoucher le vent nord oust de l’autre côté. C’est un passage délicat et ceux qui en sortent le mieux seront bien placés à l’arrivée. J’ai vu que ça attaquait pas mal derrière, et que certains ont lofé très tôt pour attaquer, je n’ai plus de contact AIS sur ces gens là et donc il y a une part d’incertitude sur l’issue de cette histoire. »

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