Macif Course au large

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Le M24, un laboratoire flottant au service de la performance

C'est le support en vogue ces dernières années. Petit trimaran monotype de 7m20, le Diam 24 est une plateforme adaptée à de multiples formats de navigation et sur lequel concourent les équipages du Tour de France à la Voile depuis 2015. Pour François Gabart et son équipe il s'agit surtout d'un excellent support pour tester de nouvelles technologies dans le cadre d'une optimisation à moyen et long terme du trimaran MACIF. Vivien Fraisse, préparateur du team, décrypte les spécificités de ce mini-multicoque.

Nom de code : M24 ! Développé en 2014 en parallèle de la conception du trimaran MACIF, cette plateforme d’entrainement est un véritable laboratoire flottant. A première vue, le bateau présente les caractéristiques d’un Diam 24 traditionnel. A première vue seulement ! C’est en réalité sur un support personnalisé que navigue François. Le M24 n’est clairement plus aujourd’hui à la jauge du Diam 24, comme le souligne Vivien. « Techniquement, le Diam 24 et notre M24 partagent seulement la même coque centrale et un bras de liaison. Notre second bras de liaison est renforcé et nos flotteurs sont montés avec des foils. Ce bateau nous sert de base d’essai, il nous permet d’expérimenter des technologies pour faire évoluer le trimaran MACIF. »

S’il n’est pas une réplique du multicoque de 30 mètres, le M24 sert avant tout à étudier le comportement d’un trimaran en fonction des différents appendices utilisés. « Nous observons avec attention les réactions du M24 sur le plan d’eau. C’est aussi beaucoup plus simple en termes de coûts et de mise en œuvre, de faire un essai sur un bateau de 24 pieds plutôt que 100 pieds. » Cette saison, c’est la troisième génération de foils qui sera testée sur le M24. « Il y a toujours eu deux foils différents d’un côté et de l’autre pour justement pouvoir comparer, tester. La première version a été abandonnée. Cette année, sur l’un des flotteurs, nous avons tout transformé pour tester un nouvel appendice.  L’idée est vraiment de développer les profils et l’influence des foils sur le bateau. » 

Autre nouveauté cette année, une centrale électronique a été installé sur le M24 pour récupérer le maximum de données en navigation. Des informations qui sont ensuite analysées et qui serviront à une transformation future du pilote automatique sur le trimaran MACIF. « Le but est d’étudier les données en fonction de la vitesse, des allures ou de l’état de la mer. » 

Au-delà de tous ces aspects techniques, le M24 demeure surtout la meilleure plateforme d’entrainement pour François. « La navigation en tant que telle était un élément important du cahier des charges lors de la conception du bateau. Le M24 est un bateau physique qui permet à François de continuer à naviguer lorsque le trimaran MACIF en chantier. » Et au regard des échéances de la saison, on comprend volontiers l’importance d’être sur l’eau pour garder de bonnes sensations…

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